L’appareil photo et moi

La photographie a eu du mal à me trouver. Là où on me parlait de l’importance du timing pour trouver l’instant-clé et faire une bonne photo, mon œil ne captait que des formes et des couleurs qui pouvaient s’associer ensemble.
À défaut de patience, je m’amusais davantage à retranscrire une ambiance.

Un objet physique comme trace du voyage

Ce qui tombe plutôt bien pour faire un roman graphique d’un voyage important ! Avoir un objet physique qui retrace notre séjour est plus précieux que des clichés laissés dans un dossier qu’on ouvre rarement.
Ça demande un peu de temps, mais cela peut aussi faire partie du voyage !

Trouver et assembler les détails pour raconter une histoire

Je me suis amusée à suivre le fil des ambiances colorées et à en extraire les détails pour reconstruire les fragments de ma mémoire. Ainsi, au lieu d’être contraint par une structure linéaire, on peut plonger au cœur des détails invisibles au départ.

Ce livre de souvenirs de mon séjour au Japon est composé de 180 pages. Pour quelqu’un qui n’aimait pas la photographie de base, vous pouvez imaginer le nombre de clichés que j’ai pu prendre à ce moment-là. Pour moi, c’était LE voyage. Dix jours d’exploration et de découvertes.

À mon retour, j’ai passé un long moment à les trier pour trouver les catégories dans lesquelles je voulais les compilés. Le tout en conservant une unité coloré et une versatilité de compositions possibles. Grâce à je ne sais quel miracle, je n’ai eu que très peu de retouches à faire. La magie du mode manuel certainement.

Chaque partie trouve sa cohérence avec les autres. On tourne les pages comme si on suivait le déroulé du séjour, tantôt en s’attardant sur certains détails, tantôt en compactant l’intégralité d’une ambiance en un seul point.

Vous en avez ici qu’un tout petit aperçu au travers ces quelques pages.

2020